Fondation
  Projets
  Comité Scientifique
  Conseil Directif
  Contact
 
 
 
 
 

"Restauration de la première chapelle du Sacro Monte d’Ossuccio".

 

La construction des Monts sacrés correspond à une forme de dévotion religieuse qui a commencé à se diffuser en Europe à partir de la fin du Moyen-Âge et qui a perduré jusqu’à la fin du XIXe siècle. La période troublée qui avait succédé aux croisades avait, en effet, provoqué la diminution du flux des pèlerins vers Jérusalem, puis, entre la fin du XVIIe siècle et le début du XVIIIe, la piraterie sarrasine et turque en Méditerranée accentua ce phénomène ; elle décourageait les “Européens” d’entreprendre de longs voyages par mer.
C’est à ce moment-là que l’Eglise commença à proposer d’autres destinations aux fidèles et aux pèlerins pour qui le pèlerinage était une occasion de se procurer les mérites et les indulgences qui leur assureraient une place au Paradis.
Saint-Jacques-de-Compostelle et Rome, particulièrement lors des années de jubilé, étaient des destinations privilégiées, mais ceux qui n’avaient pas les moyens ou qui, pour une raison quelconque, ne pouvaient pas faire de longs pèlerinages pouvaient pallier cette difficulté en visitant dévotement des sanctuaires qui conservaient des reliques considérées comme importantes ou bien en montant en prière aux Monts sacrés qui proposaient des reproductions des épisodes de la Passion du Christ sur la Voie sacrée de Jérusalem.
De petites chapelles ornées simplement de peintures et de bas-reliefs ou bien de riches chapelles proposant des représentations complexes des stations du Chemin de Croix du Christ – souvent avec des statues grandeur nature –ont permis à la piété populaire de revivre et de méditer les épisodes de l’Evangile qui accompagnent le chrétien vers la vision de la Résurrection du Christ et de son propre salut.

 
Le Nord de l’Italie possède plusieurs Monts sacrés. Ils sont très différents les uns des autres, des plus modestes aux plus fastueux, et le Mont sacré du sanctuaire de Notre-Dame-du-Bon-Secours d’Ossuccio, sur le lac de Côme, en est un bon exemple.  
Il se dresse dans un cadre spectaculaire. Après une montée assez raide mais facile, interrompue par la visite des belles chapelles qui bordent le chemin, le pèlerin, le touriste ou le simple curieux sont récompensés de leurs efforts par une vue magnifique sur la Tremezzina et sur la péninsule de Bellagio qui est entourée par les sombres montagnes descendant en pente douce ou de manière abrupte sur les eaux vertes du lac.
C’est un bel endroit pour faire une halte et réfléchir. La descente étant facile, cela donne envie de jeter un coup d’œil aux chapelles habitées par une profusion de personnages et embellies par de très belles fresques murales.
 
Ici aussi, bien sûr, le temps a impitoyablement fait son œuvre avec la poussière et l’humidité qui cachent le travail des artistes d’autrefois.
“Il faudrait quand même – pense le visiteur – que quelqu’un s’occupe de conserver ces petites merveilles.”
Nos aïeux, c’est vrai, ont fait leur part de travail et, aujourd’hui, c’est à nous de faire la nôtre. Nous devons faire en sorte que ces témoignages de la Foi et de l’habileté des générations passées parviennent aux générations futures.
 
La Fondation Carlo Leone Montandon est très heureuse d’avoir eu l’occasion de contribuer à la sauvegarde de ce patrimoine commun en restaurant la première chapelle, dite chapelle de l’Annonciation, et elle remercie les pères capucins du sanctuaire, la Direction des Biens culturels de la Lombardie en la personne de monsieur Pescarmona ainsi que les cadres et les ouvriers de la société Novaria Restauri de Novare pour avoir permis de mener à bien ce petit projet qui est tout de même important dans l’optique d’une conservation complète de nos Monts sacrés.  
Mariena Mondelli Montandon
Présidente de la Fondation Carlo Leone Montandon
 
Sierre, mars 2003  
PDF Format  
   
 
Fondation Carlo Leone et Mariena Montandon - Copyright 2005. All Rights reserved.
home